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MASQUES DE PROTECTION RESPIRATOIRE

L’utilisation d’un Masque de protection respiratoire est nécessaire chaque fois qu’une personne se trouve confrontée à un risque d’altération de sa santé par inhalation d’un air pollué par des gaz, des vapeurs, des poussières, des aérosols, ou d’un air appauvri en oxygène (teneur inférieure à 17 % en volume).

Protection respiratoire

Les critères de sélection pour un masque de protection respiratoire adapté

Il existe de nombreux types de masques, chacun adapté à des situations très précises ; le choix du type d’appareil à utiliser ne peut être fait que par une personne compétente, lorsque la situation de travail a été analysée.
 
Il faut ainsi évaluer avec la meilleure précision :
• la teneur en oxygène (inférieure ou supérieure à 17 %),
• la nature et la concentration des polluants (gaz, aérosols solides ou liquides),
• les caractéristiques toxicologiques des polluants, les valeurs limites de concentration admises sur les lieux de travail,
• la dimension des particules s’il s’agit d’un aérosol,
• les conditions de température et d’humidité,
• l’activité physique de l’utilisateur,
• la durée du travail à effectuer,
• les conditions d’accès à la zone de travail.
 
Les niveaux de protection apportés par les appareils de protection respiratoire se traduisent par différents coefficients qui correspondent aux niveaux d’étanchéité :
• le Facteur de Protection Nominal (FPN) est calculé d’après la fuite totale vers l’intérieur de l’appareil de protection respiratoire complet. Il est mesuré selon des essais normalisés,
• le Facteur de Protection Assigné (FPA) est le niveau de protection atteint en situation de travail par 95 % des opérateurs formés au port des Masques de protection respiratoire et utilisant correctement, après contrôle, l’appareil considéré bien entretenu et bien ajusté.

Classification des Masques de protection respiratoire

Les Masques de protection respiratoire sont classés en deux familles :
• les Masques filtrants : ils purifient l’air environnant par filtration. Ces appareils ne doivent en aucun cas être utilisés dans une atmosphère pauvre en oxygène (moins de 17 %).
• les Masques isolants : ils sont alimentés en air respirable à partir d’une source non contaminée. L’utilisateur est indépendant de l’atmosphère ambiante.
 
Les systèmes respiratoires sont généralement constitués de deux parties : une pièce faciale (ou masque), et soit un dispositif de filtration, soit un dispositif d’apport d’air respirable.
appareils filtrants,appareils isolants
        Basé sur la fiche pratique INRS (2008) “Les appareils de protection respiratoire”, Michèle Guimon.

Filtres anti-aérosoles et antigaz

Filtres anti-aérosols (anti-poussières)

Trois classes de filtres anti-aérosols ont été définies en fonction d’une efficacité croissante :
 
• les filtres de classe 1 (marqués P1 ou FFP1 dans le cas des pièces faciales filtrantes, c’est-à-dire des masques jetables) sont à réserver pour protéger des aérosols solides et/ou liquides sans toxicité spécifique. On les utilise contre les particules solides grossières de 0,2 à 5 μm (par exemple, le carbonate de calcium).
 
• les filtres de classe 2 (marqués P2 ou FFP2) sont à utiliser contre les aérosols solides et/ou liquides (mention indiquée sur le filtre), dangereux ou irritants. On les utilise contre les particules de moins de 0,2 μm (par exemple la silice, le carbonate de nickel, le dioxyde de manganèse).
 
• les filtres de classe 3 (marqués P3 ou FFP3) sont à utiliser contre les aérosols solides et/ou liquides toxiques de moins de 0,2 μm (amiante, béryllium, chrome, particules radio-actives).
 
À mesure de leur utilisation, les filtres anti-aérosols se colmatent, opposant une résistance croissante au passage de l’air pour une efficacité intacte. Cette gêne respiratoire détermine la durée d’utilisation d’un filtre.
Ces filtres font l’objet d’un marquage normalisé, la couleur blanche leur est réservée, ils doivent répondre à la norme EN 143.

Filtres antigaz

La nature des gaz qu’ils arrêtent détermine leur “type” auquel est associée une couleur (cf. ci-dessous).
Ils se répartissent également en trois classes en fonction de leur capacité de piégeage : classe 1 pour la plus faible capacité (galette), classe 2 pour une capacité moyenne (cartouche), classe 3 pour une grande capacité (bidon).
 
Le filtre antigaz fonctionne par adsorption du gaz polluant sur une surface de charbon actif.
Les sites d’absorption disponibles sont progressivement occupés par le polluant.
Le “temps de claquage” d’un filtre correspond à la durée d’utilisation après laquelle le filtre se sature. À saturation, le filtre laisse passer la totalité du gaz polluant. Ils doivent répondre à la norme EN 141.
                  Basé sur la fiche pratique INRS (2008) “Les appareils de protection respiratoire”, Michèle Guimon.

Ventilation assistée, adduction

Les Masques de protection respiratoire par ventilation assistée

Les Masques de protection respiratoire par ventilation assistée sont classés dans la famille des appareils filtrants. Ces appareils ne peuvent être utilisés que si la concentration en oxygène est supérieure à 17 %. Ils se composent d’une pièce faciale, d’un ventilateur (moteur) électrique qui alimente la pièce faciale en air filtré, et d’un ou de plusieurs filtres au travers desquels passe la totalité de l’air. La batterie peut éventuellement être portée par l’opérateur. L’air expiré et l’excédent d’air passent directement dans l’atmosphère environnante par l’intermédiaire des soupapes expiratoires. Ils doivent être homologués selon la norme EN 12941 s’ils sont utilisés avec des casques ou des cagoules et/ou EN 12942 s’ils sont utilisés avec des masques ou demi-masques.

Un système complet se compose des éléments suivants :
• un moteur-ventilateur,
• une pièce faciale,
• un tuyau respiratoire,
• un ou plusieurs filtre(s),
• une batterie,
• un chargeur.

Utilisations types :
• pour des opérations de longue durée,
• pour des postes dans lesquels la pénibilité du travail est importante,
• pour des opérations dans des zones chaudes et inconfortables,
• lorsque le port de plusieurs EPI est requis,
• lorsqu’un niveau de protection relativement important est requis.

Les Masques de protection respiratoire par adduction d'air

Les appareils à adduction d’air sont classés dans la famille des appareils isolants. Ils fournissent l’air de qualité respirable par un tuyau raccordé à une pompe, un compresseur ou une réserve d’air comprimé. Ils doivent être utilisés lorsque la concentration en oxygène est inférieure à 17 %. La qualité de l’air respirable à utiliser est décrite dans la norme européenne EN 12021 : les principales exigences concernent les teneurs en oxygène, les impuretés (lubrifiants, teneur en CO et CO2 et dioxyde de carbone, teneur en eau, odeur et goût).

Un système à adduction d’air se compose des éléments suivants :
• un régulateur d’air,
• une pièce faciale,
• un tuyau respiratoire,
• un tuyau d’alimentation en air comprimé.

Ces appareils peuvent être :
• “à débit continu” si le flux d’air est continu,
• “à la demande” s’ils comportent un dispositif limitant l’introduction de l’air à la quantité nécessaire
à chaque inhalation,
• “à la demande à pression positive” s’ils comportent le même dispositif et qu’une légère surpression est maintenue.

Basé sur la fiche pratique INRS (2008) “Les appareils de protection respiratoire”, Michèle Guimon.

Facteurs de protection

Les niveaux de protection apportés par les masques de protection respiratoire se traduisent par différents coefficients qui correspondent aux niveaux d’étanchéité :
• le facteur de protection nominal (FPN), calculé d’après la fuite totale vers l’intérieur de l’appareil de protection respiratoire fixée par les normes de protection respiratoire (FPN = 100 / fuite totale vers l’intérieur).
• le facteur de protection assigné (FPA). C’est le niveau de protection attendu en situation de travail pour 95 % des opérateurs formés au port des appareils de protection respiratoire et utilisant correctement, après contrôle, un appareil bien entretenu et bien ajusté. Il est basé sur le cinquième percentile des mesures de facteurs de protection réalisées en situation de travail. Pour un appareil donné, le FPN est supérieur au FPA et les FPA mesurés par différents organismes peuvent diverger.

La fuite totale vers l’intérieur est mesurée sur des porteurs d’appareils exécutant une série d’exercices dans une enceinte d’essai où est pulvérisé un aérosol de chlorure de sodium. Le facteur de protection nominal ainsi déterminé est en général supérieur aux facteurs de protection mesurés en situation de travail.
Cette différence parfois importante a plusieurs explications : les exercices de laboratoire ne sont pas représentatifs des tâches réellement accomplies, les paramètres individuels et environnementaux ont une grande influence sur le résultat, les personnes sélectionnées pour les essais normatifs sont souvent bien formées et familières des procédures d’essai et les normes permettent de refuser les sujets qui ne réussissent pas le test initial de sélection, etc. 

Les situations de travail ayant servi à la détermination des FPA diffèrent d’un organisme à l’autre, les activités professionnelles, les contaminants mesurés, les concentrations et le panel de modèles pour un type d’appareil, ne sont pas les mêmes.
Ces éléments sont à l’origine de la disparité observée entre les valeurs de FPA pour un appareil de protection respiratoire donné, dans différents pays. Aujourd’hui, il n’existe aucune valeur harmonisée de FPA au niveau européen. Dans un même pays tous les appareils répondant à une même norme ont tous les mêmes FPA et FPN, quels que soient leurs fabricants. Ainsi, en France, par exemple, tous les appareils de protection respiratoire à ventilation assistée avec masque complet répondant à la norme EN 12942, ont tous un FPN de 2 000 et, à ce jour, un FPA recommandé par l’INRS de 60 (voir tableau page ci-dessous pour les Facteurs de Protection Assignés utilisés en France).
Facteurs de Protection Assignés par l'inrs en france

Quels masques de protection respiratoire pour l'amiante ?

Choix des masques respiratoires par niveau et tranche d’empoussiérement permettant le respect de la VLEP à 10 f/l (extrait instruction d’application du décret du 29 juin 2015 relative au risque amiante, de la DGT).

Par application des dispositions de l’article R. 4412-1 10 du CT et de l’article 3 de l’arrêté du 7 mars 2013 fixant les prescriptions minimales en matière d’équipements de protection individuelle par niveau d’empoussièrement, l’employeur qui, après évaluation des risques, n’adapte pas la durée du travail de ses salariés au regard des empoussièrements compris entre 3 300 et 6 000 f/l, met à disposition des travailleurs la tenue étanche ventilée pour garantir le respect de la VLEP à 10 f/l.
EPI prescrit

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Rédigé le  30 mars 2021 11:37  -  Lien permanent

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